Mini bio

Mini bio
Auteur, compositeur et interprète, Bénabar est le nouveau trublion, voyeur et râleur de la chanson française. C'est pourtant derrière sa cara qu'il avait décide débuter. Finalement il s'oriente vers la chanson à texte pour parodier le quotidien où chacun se retrouve. Influencé par Brel, Brassens, Renaud ou encore Higelin, l'autodidacte perpétue avec humour, tendresse et poésie, ce goût des instantanés. Avec une habilité déconcertante à analyser nos sentiments, on le rapprocherait d'un Thomas Fersen ou Sanseverino. Mais dans l'art de raconter la caricature du quotidien, Bénabar est en tête de liste.

C'est l'histoire d'un "minuscule terrien", devenu majuscule. Un certain Bruno N., dit Bénabar, qui fêtait naguère des trente ans prometteurs. Il compte à présent trente-six ans dont un et demi de paternité (est-ce que les nuits blanches, ça vaut double ?). Il compte aussi 450 000 exemplaires de son opus éponyme de 2001, et 500 000 des Risques du métier (album de variétés de l'année aux Victoires 2004).
I
l compte encore quelque 350 concerts ces trois dernières anes, dont Olympia, Grand Rex (où il a enregistré un live), Zénith de France et de Navarre à guichets fermés ; et deux Zénith à Paris complets trois mois à l'avance. Bref, il compte.

S
ans cesse sur les routes et les chemins,nabar a vu sa réputation s'étendre discrètement, mais sûrement. Le bouche-à-oreille, a instal autour de lui un public joyeusement fidèle, qui très vite a pris l'habitude de l'accompagner aux ch½urs : si celui-ci, mi-trac el mi-truc pour rire, oublie parfois les paroles de ses chansons, la salle se les, et les lui rappelle.

# Posté le mercredi 18 janvier 2006 08:04

Modifié le samedi 07 juillet 2007 00:24

3eme CD- Reprise des négotiations

3eme CD- Reprise des négotiations
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1- Le diner
2- Maritie et Gilbert Carpentier
3- Quatre murs et un toit
4- Bruxelles
5- Triste compagne

6- La berceuse
7- Les epices du souk du caire
8- Qu'est-ce que tu voulais que je lui dise?
9- Le méchant de James Bond
10- Le fou rire
11- Tu peux compter sur moi
12- Le cahier de solfege

# Posté le mercredi 11 janvier 2006 07:29

Modifié le samedi 07 juillet 2007 09:45

Interview du 28 mars 2006 - Réactions sur Reprise des négociations

2eme CD- Les risques du metier
Le Liberté de Rennes, 17 heures. Trois heures avant le concert, on peut déjà remarquer la présence de fans qui ont déjà leurs têtes au concert étant donné que l'homme de la soirée était en train de répéter, on peut voir certains fans à l'écoute de ces répétitions, d'autres à chanter à tue-tête. Bénabar nous attend dans les loges de la salle après avoir réalisé les balances pour son concert. C'est avec une généreuse attention qu'il répond à mes questions. http://www.vacarm.info



Hervé : Depuis la sortie de ton dernier album, quels sont les échos que tu as eu dessus ?
Bénabar : Ecoute plutôt bon. J'ai plutôt de bonnes critiques, je suis assez gâté de ce coté là, même si je commence à me faire de plus en plus allumer à gauche à droite. Mais c'est plutôt bon signe, quand tu te fais allumer cela veut dire que tu vends des disques donc c'est assez rassurant de commencer à se faire allumer.


H : Tu as débuté ta tournée depuis le mois de février, comment est apprécié le nouvel album sur scène ?
B : Pareil, il faudrait plus le demander aux gens mais ce que l'on en voit sur la tournée, ça se passe plutôt bien. Je n'ai pas à me plaindre. Il y a du monde , les salles sont grandes et pleines et apparemment on a remboursé encore personne et je ne me fais pas siffler ou sauf quand je l'ai vraiment provoqué ... donc je suis plutôt privilégié pour l'instant.


H : Que signifie le titre de ton nouvel album, Reprise des Négociations ?
B : Ça n'a pas de sens véritablement caché, c'était l'occasion de parler avec un peu de recul du fait de ressortir un album, repartir en tournée. C'est un peu issu aussi du climat social depuis un an, comme on a fait l'album dans cette période là, c'est vrai que je suis sensible à ça aussi donc c'est une façon d'inscrire l'album sans une réalité.


H : Et justement, la berceuse a-t-elle été inspirée par ton manque de sommeil ?
B : Oui carrément, c'est vrai. C'est une chanson tout à fait autobiographique.


H:As-tu eu l'idée qu'en écrivant cette chanson, des couples vont peut être l'utiliser comme Berceuse justement pour endormir leurs gosses ?
B : Ecoute, j'adorerai, mais il faudrait qu'il la coupe avant la fin, avant la partie de trompettes. (Rires !!)


H : Le dernier album tu as donc mis deux ans pour l'écrire ; c'était un problème d'inspiration ou bien tu es perfectionniste ?
B : Ni l'un ni l'autre. Il faut les écrire les chansons, donc deux ans ce n'est pas si long que cela en fait. Mais c'est vrai que je ne me force pas à écrire, tu vois, j'attends que les choses viennent, je retravaille beaucoup mes chansons, du coup je ne sais pas si je suis perfectionniste, je ne crois pas l'être mais en tout cas je suis assez laborieux, c'est vrai que j'y retourne assez souvent jusqu'à ce que je sois satisfait


H : Je te propose une autocritique. Maintenant que l'album est sorti depuis plusieurs mois, vois tu des défauts sur Reprise des Négociations ?
B : Ah oui, depuis le premier jour ! Il y en a plein de défauts mais en même temps comme je te disais je ne suis pas perfectionniste donc en ce qui concerne les défauts, ce n'est pas une chose en soi qui me gêne, c'est-à-dire que l'on y voit toujours des défauts et puis, déjà à peine enregistré je voulais refaire des modifications. L'avantage, c'est d'être sur scène car on peut modifier des choses. Je crois que les défauts ... tant que c'est sincère, tant qu'il quelque chose à raconter de sincère, je pense que les défauts peuvent même parfois de servir. Je m'aperçois que j'aime bien cela chez d'autres chanteurs, musiciens, car il y a des passages qui t'attachent parce que tels ou tels défauts ou maladresses rendent les choses un peu plus humaines donc ce n'est pas quelque chose en soi qui me terrifie les défauts. Ce qui m' ennuierait vraiment, ce sont des chansons pas inspirées, pas du tout sincères, vraiment bâclées pour faire douze chansons parce qu'il en faut douze. Sans prétendre que mes chansons sont parfaites mais ça ce n'est pas le cas, toutes mes chansons sont vraiment pour moi, justifiées en tout cas, après je ne sais pas si les gens les aimeront.


H : A l'écoute de l'album, on a trouvé que les chansons étaient plus nostalgiques ?
B : Je ne suis pas sûr de cela, c'est-à-dire qu'il y a des chansons plus ouvertement nostalgiques, plus de violons, des chansons plus sombres. Mais sinon je crois que tous mes albums sont assez tristes au fond. Là, c'est peut être un peu plus assumé, ça se sent peut être un peu plus...


H : Sur la musique ... ?
B : Oui voilà, sur la musique. Sur un album tu as souvent des chansons qui patinent un peu plus par rapport au reste de l'album. Par exemple « Qu'est ce que tu voulais que je lui dise » déteint un peu sur les autres chansons. Donc je crois que certaines chansons donnent la tonalité générale de l'album.

# Posté le samedi 07 janvier 2006 11:00

Modifié le samedi 07 juillet 2007 00:24

1er CD- Benabar

1er CD- Benabar
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1- Bon Anniversaire
2- Y a une fille qu'habite chez moi
3- Vélo
4- Porcelaine
5- A notre santé
6- Majorette
7- Couche tard et leve tot

8- Le coup du lapin
9- Saturne

10- Le dramelet
11- Approchez
12- A poings fermés



En orange celles que je préfére. Et vous, c'est lesquelles?






. - . Sa voix est calme, distraite presque. Autour, la musique tricote swing façon Conte, ska façon pétard, baloche façon «fête municipale». La fanfare s'éclate, la contrebasse déprime. Bénabar parfois s'attriste, sobrement, plus souvent se marre, flegmatiquement. Il joue, de tout. De la vie d'abord, la vraie vie des vraies gens. Pas celle qu'affectionnent tant les penseurs en pantoufles de l'humanisme mou, non, la vraie de vraie vie des vrais de vrais quidams : celle qu'on aime moyen, mais qu'on vit quand même, faut bien. Celle où on aime frileusement, maussadement, en rond ; ou absolument, et désespérément, ver de terre épris d'inaccessible étoile. Celle où on prend un an tous les ans, et ça nous embellit rarement. Celle où on apprend à faire du vélo et où on se vautre, premiers gadins, y en aura d'autres. Bref, l'exaltante destinée des heureux habitants du «système salaire».

Car Bénabar se joue également de la langue, avec des mots culbutés («ça me tragique, ça me cruel»), des images qui rafraîchissent l'oreille et la rétine («t'es une porcelaine dans un magasin d'éléphants»). Depuis Renaud, on n'avait plus guère goûté de ces traits de plume à la fois gouailleurs et élégants, de ces chroniques apparemment désinvoltes mais sûrement construites, de ces portraits appuyés sur l'autodérision. Système salubre que celui de ce «minuscule terrien ». (http://musique.telerama.fr)



EDIT: mis Saturne en préférée à la place de Majorette

# Posté le samedi 07 janvier 2006 10:52

Modifié le samedi 07 juillet 2007 00:24

Interview (source: Delirium le Journal 1er sept 2005)

Interview (source: Delirium le Journal 1er sept 2005)
Pourquoi êtes-vous passés de la télé à la musique?
Ok.Et bien, assez naturellement en fait. La télé, je faisais ça avec beaucoup de plaisir mais c'était assez alimentaire. Et parallèlement je commençais à faire de la musique et jusqu'à un moment où je me suis vraiment consacré, pour des raisons d'emploi du temps où je ne pouvais plus ménager les deux, plus à la musique. Mais j'adorais bosser à la télé, c'est quelque chose qui m'intéresse encore, c'est un super souvenir.

Vous êtes musicien à l'origine ou c'est venu après?
Pas vraiment. J'ai appris la trompette quand j'étais petit mais je ne suis pas à proprement parler un musicien. Même encore aujourd'hui, je joue du piano, mais je ne suis pas musicien au sens premier du terme où je pourrais accompagner des gens, jouer avec d'autres gens. Je ne crois pas être musicien à la base, c'est plutôt l'écriture qui est vraiment un truc qui me tient depuis plusieurs années. (s'adressant aux deux confrères participants à l'interview) Arrêtez de chuchoter quand je cause bordel.... (rires)

Cherchez-vous à faire passer des messages dans vos chansons ?
J'essaye de dire des choses dans les chansons que je pense mais pas à faire passer de messages, à dire aux gens "voilà ce qu'il faut penser, si vous ne pensez pas ça vous avez tort..."

Vous ne trouvez pas que c'est de la musique engagée?
Non, mais j'ai un rapport compliqué avec cela même si je crois quand même dire des choses profondes et significatives dans les chansons. Même si à l'écoute de mes chansons l'on remarque que je suis plutôt de gauche, plutôt anti-raciste, je me méfie beaucoup des messages à faire passer par la chanson. J'ai un rapport un peu compliqué avec cela. Cela peut souvent galvauder les idées. C'est important d'avoir les idées mais je crois que c'est à chacun d'en donner sa définition. L'on n'a pas besoin d'un chanteur pour en avoir. Mes idées valent autant que celle d'un boulanger. C'est à chacun de les avoir, ce n'est pas parce que je suis chanteur que j'ai le droit de dire aux gens ce qu'ils doivent penser ou faire.

Et les chansons, ce sont plutôt des situations vécues ?
Oui, mais pas forcément tout le temps par moi, elles sont parfois inspirées par des faits auxquels j'ai pu assister, ce sont des choses assez proches de moi.

Avez vous peur du succès?
Oui. C'est quelque chose de très agréable quand vous vendez des disques, vous remplissez des salles, c'est vraiment quelque chose de super. Je pense être à l'abri de cela car je reste très humain. C'est plus de la reconnaissance donc je suis conscient que c'est un privilège de pouvoir être plus reconnu que connu mais c'est quelque chose d'assez bizarre à vivre.. Le fait que des gens vous connaissent alors que vous ne les connaissez pas, c'est un truc un peu étrange mais moi ça va c'est quand même un niveau humain donc tout se passe très bien.

Et justement quand il y a des gens comme Jean Rochefort ou Henri Salvador qui vous disent adorer ce que vous faites...
Cela fait énormément plaisir. C'est vraiment un grand plaisir, c'est une grande joie et vous êtes surtout très intimidé. Lorsque des gens de cette dimension vous font des compliments vous n'avez pas grand chose à dire mais cela touche beaucoup.

Quelle importance accordez-vous à la scène ?
Pour moi c'est l'essentiel de mon boulot, c'est à la scène que tout commence et aussi là que tout finit. Je considère que faire des concerts est la cause et la conséquence, le yin et le yang (rires) (avec un accent italien) de la musique. J'aime bien la scène car c'est un moment de partage avec le public.

Que sont devenus les Associés ?
Ils sont tous décédés... Ça, a été vraiment dramatique, je n'aime pas trop en parler, dans un accident de bus... non il y avait deux associés. Il y avait Denis qui est avec moi encore, qui joue de l'accordéon et Pépère qui n'est plus avec le groupe mais qui reste un copain très proche, il vient aux enregistrements et nous nous voyons souvent.. mais qui lui ne voulait plus partir en tournée, il est journaliste, il n'a pas envie de mener sa vie en tournée mais il reste très proche des associés.

Et vous pensez à quoi lorsque vous êtes en face d'un micro?
A pleins de choses, cela vous surprendrait. Parfois je pense aux paroles, dautres fois aux gens, des fois je pense à d'autres trucs et c'est à ce moment-là que j'oublie les paroles. D'ailleurs la plupart du temps je pense à ce que je vais faire le lendemain ? " ça va ça vient, mais souvent je pense à la chanson ou à la prochaine chanson.

L'évolution entre vos trois albums reflète -t'elle une évolution personnelle ?J'espère que oui car il y a déjà l'évolution d'âge. J'espère que les choses évoluent aussi bien pour moi que pour les musiciens et les gens que je rencontre. Je souhaite que cette évolution continue.

Par rapport à votre tournée, il y a une ville que vous avez repérée, enfin je suppose que ce n'est pas la même ambiance à chaque fois...
Ce n'est pas la même ambiance à chaque fois, mais, ce n'est pas non plus complètement différent.. Je crois vraiment c'est plutôt à nous de mettre l'ambiance pour faire bouger le public. Il ne me viendrais pas à l'idée de dire " putain le public a été mauvais ce soir ", ça me semble quelque chose de totalement absurde. C'est mon boulot. C'est quand même le public qui paye et puis nous qui sommes payés pour venir. Je crois que cela ne dépend pas des villes. Je ne le sens pas; il paraît que certains artistes disent " ouais dans le sud ils sont comme ça... au Nord ils sont comme ci... " .Il y a des villes qui sont peut-être plus ouvertement chaleureuses, genre en Bretagne parce qu'il y a beaucoup d'étudiants donc il y a plus de gens qui ont fait la fête, qui ont bu un coup, qui sont un peu bourrés, ou d'autres qui mettent le bordel plus rapidement. C'est donc pour des raisons de ce genre... Alors c'est peut-être vrai quand tu fais des tournées mondiales, quand tu vas jouer au Japon, à Paris et puis en Afrique mais je n'ai jamais noté de vraies différences. Et quand il y a eu de vraies différences, c'était de notre faute, c'est que nous n'avions pas réussi à mettre la bonne ambiance, enfin... de la faute des musiciens parce que ça ne peut pas être de la mienne, (Rires).

Être chanteur est-ce vivre sa passion ou excercer un métier comme un autre pour vous ?
Je n'aime pas le terme de passion parce que la passion à la limite, c'est pas dans un boulot que j'ai envie de la mettre. Je sais en même temps que c'est très démago de dire que c'est exercer un métier comme un autre, parce que c'est pas vrai. Mais il y a cette notion-là ; Etre chanteur c'est un boulot. Le fait d'écrire des chansons, c'est un truc plus intime, plus complexe parce que tu te livres, c'est une vision que tu as du monde. C'est même plus dangereux pour soi parce que tu vas chercher des choses. Le fait d'écrire met peut-être plus en péril. Le fait de chanter demande des compétences assez immédiates, quasiment techniques. Etre sur scène, utiliser la voix révèle plus la forme du métier de chanteur que je ne ressens pas du tout dans le fait d'écrire. Quand tu fais beaucoup de concerts, il y a des moments où tu travailles un peu ta voix. Il y a encore 3, 4 ans je me cassais la voix à tous les concerts maintenant c'est plus rare, donc il y a des choses que l'on apprend. Chanteur, c'est un métier à part entière ... auteur de chansons par contre, je ne pense pas ce n'est pas un métier (Silence) c'était chiant comme réponse, non ? (rires)

# Posté le samedi 07 janvier 2006 10:17

Modifié le samedi 07 juillet 2007 00:24